Alors que nous étions en voyage en Nouvelle-Zélande, nous avons été frappés par la beauté des rivières sur l’île du Sud. Des eaux limpides, froides et d’un bleu azur digne de la trilogie du Seigneur des Anneaux. D’une pureté et d’une féérie totalement magique, nous avons été totalement séduits.
Tout en voyageant, nous sommes arrêtés à Pupu Spring, une source d’eau des plus pures au monde. C’est magnifique et remplie de spiritualité chez les autochtones de la place. Vraiment touchant et tout ce que je pensais, c’était d’aller y faire une plongée apnée avec un appareil photo. Les couleurs étaient encore une fois magiques…
Une seule ombre sur ce tableau d’idylle, une algue venue d’ailleurs. Une algue envahissante. Une algue qui prend toute la place et couvre la moindre roche de sa texture repoussante et de sa couleur verte pomme.
Cette algue, la didymo, envahit actuellement pratiquement tous les cours d’eau de l’île du Sud. Elle est transportée par les pêcheurs et tous les amateurs de sports nautiques d’un cours d’eau à l’autre et se multiplie très rapidement. Les oiseaux et poissons y sont aussi pour quelque chose.
Pour vous faire une histoire courte, si vous passez en Nouvelle-Zélande dans 5 ans, il est possible que vous ne soyez pas aussi enchanté de visiter TOUS les lieux qui nous font encore rêver aujourd’hui, qui nous ont transportés au pays des Hobbits et qui nous ont donné toutes les envies de nous transformer en truites libres…
Le gouvernement néo-zélandais réagit très proactivement en créant de GRANDES campagnes de sensibilisation pour limiter les dégâts. Partout où nous sommes passés, nous avons eu des indications sur cette algue et nous avons été encouragés à prendre des mesures pour éviter sa propagation. De plus, des pancartes sont disposées PARTOUT près des mises à l’eau ou dans les sentiers longeant les rivières pour nous sensibiliser à cette cause.
La N-Z perd actuellement des millions de dollars en terme de jouissance du territoire à travers la pêche et le tourisme de tout genre puisque cette algue génère un grand dégoût chez les Hommes.
Si je vous écris tout cela, c’est que cette algue est apparue au Québec. La rivière Matapédia et quelques autres en Gaspésie sont actuellement touchées. Est-ce que nous en avons entendu parlé ? Est-ce que vous avez été invité à faire attention et à laver vos bottes et équipements nautiques à l’entrée de tout nouveau plan d’eau ? Est-ce nous, Québécois, faisons cela automatiquement ? Non.
Ainsi, je me demande si le MDDEP est bien conscient de la menace que représente cette algue qui envahit également plusieurs rivières de la Colombie-Britannique. Il s’est d’ailleurs avoué être impuissant face à cette envahisseure. Je comprends que notre climat n’est pas semblable à celui de la N-Z mais il est démontré que cette algue a survécu à l’hiver de chez nous.
Pour moi, c’est suffisant pour lancer une solide campagne de sensibilisation contre cette algue qui risque de tout changer la donne récréotouristique en Nouvelle-Zélande et possiblement au Québec. Mais le MDDEP conserve cette information “secrète“.
Personnellement, je porterai un grand soin à laver mes équipements avant de changer de plan d’eau afin d’éviter d’être un vecteur de propagation de cette envahisseure. La Fédération québécoise de canot et de kayak devrait être un peu plus proactive bien qu’elle ait déjà lancé un message à ses membres. Aussi, les pourvoyeurs et les pêcheurs s’inquiètent déjà de cette situation…Il faut que l’on prenne l’on réagisse selon le principe de précaution, ce que le MDDEP ne fait pas.
Prenez le temps de consulter ce document du MDDEP. Ça aidera certainement à protéger nos rivières et lacs québécois…



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